Présentation générale

Directeur : Jean-Marie Cellier
Directeur adjoint : Jean-Claude Marquié

Adresse :
Laboratoire Travail et Cognition
Université de Toulouse - Le Mirail
Maison de la Recherche
5, allées Antonio Machado
F-31058 Toulouse Cedex 9

Téléphone: +33 5 61 50 48 19
Télécopie: +33 5 61 50 35 33
e-mail :

Thématique générale :
Travail, Cognition, Psychologie ergonomique, Psychologie cognitive du travail, Ergonomie, Vieillissement, Rythmes biologiques, Apprentissages, Métacognitions, Motivations, Expertise, Jugement et décision, Perception du risque, Situations complexes, Environnements dynamiques, Traitement de documents techniques.

Historique :
Le Laboratoire Travail et Cognition (LTC) a pour objectif d’étudier les processus cognitifs en jeu dans les situations de travail. Il a été créé au 1er janvier 1993 par la réunion de l’équipe de Psychophysiologie de l’homme au travail dirigée par Yvon Quéinnec (Université Paul Sabatier, ex groupe 3 de URA 664) et l’équipe de Psychologie cognitive du travail (dirigée par Jean-Marie Cellier, Université de Toulouse-Le-Mirail, ex groupe A de l’ER 15).

Dès sa création, le LTC (URA 1814 puis, au 1er janvier 1995, UMR 5551) a été placé par la commission 29 du CNRS à l’interface des départements Sciences de la vie (SDV) et Sciences de l’homme et de la société (SHS). Il a bénéficié depuis sa création d’un soutien des deux départements. Depuis 2002, il est aussi laboratoire d’interface avec le département Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (STIC).

Lors du renouvellement de l’unité en janvier 2003, l’École Pratiques des Hautes Études (EPHE) (3ème section) est devenue, aux côtés de l'Université Toulouse-Le Mirail et du CNRS, partenaire du LTC.

Thématique :
Au plan scientifique, le LTC reste fidèle à son projet initial d’étudier les processus cognitifs en jeu dans les situations de travail. L’ambition d’étudier la cognition dans les activités finalisées chez l’adulte a plusieurs implications:

- Premièrement que les méthodologies utilisées ne soient pas restreintes à l’expérimentation en laboratoire. Ainsi, l’observation en situation « naturelle » de travail a toute sa place dans nos recherches ;

- La deuxième implication est la nécessité d’un va et vient entre processus élémentaires et intégrés ; de même, l’interaction entre phénomènes, bien que complexe, devient un objet de recherche important ;

- La troisième implication est la nécessaire ouverture vers d'autres disciplines scientifiques. Les chercheurs du laboratoire sont principalement issus de la psychologie et des neurosciences. Mais la compréhension des activités de travail et de leurs conséquences implique de croiser ces points de vue avec d’autres également centrés sur l'homme (linguistique, sociologie, épidémiologie) ainsi qu’avec ceux qui sont centrés sur la technologie.
De ce point de vue, notre participation à la « Maison des Sciences de l'Homme et de la Société de Toulouse » (MSHS-T) facilite les collaborations avec les linguistes (projet sur les textes procéduraux notamment) et les sociologues (temps de travail, organisation du travail). Notre participation à l’Institut Fédératif de Recherche (IFR) « Santé & Société » favorise nos échanges avec la recherche médicale (effets du travail sur la santé et le vieillissement). Nos activités nous conduisent à des collaborations étroites avec des chercheurs en informatique et en intelligence artificielle au sein du département des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (STIC).

- Une autre implication de notre positionnement scientifique est le lien avec l'environnement socio-économique. Notre souci de conserver une validité écologique forte à nos recherches va de pair avec une prise en compte la demande sociale. Celle-ci se traduit notamment par une politique de recherche contractuelle avec le secteur industriel, avec toutefois comme critère que l'objet du contrat corresponde à un problème de recherche et que celui-ci relève de la thématique du laboratoire.

Les thématiques de recherche du laboratoire s’inscrivent, pour une grande part, en continuité des travaux menés précédemment. L'approche cognitive des situations de travail reste le socle du laboratoire. Les opérations de recherche sont structurées en quatre modules :

Module A : vieillissement, activités de travail et rythmes biologiques
Responsable : Jean-Claude Marquié

Le Module A étudie les relations qu’entretiennent deux caractéristiques du fonctionnement biologique et psychologique de l’individu - le vieillissement et les rythmes biologiques – avec les activités de travail. Ces relations sont à double sens : d’un côté le vieillissement et les rythmes biologiques ont des conséquences sur la manière de réaliser le travail ; d’un autre côté, ce qui se vit dans le travail a des conséquences sur la qualité du vieillissement de l’individu et sur certains aspects de sa structure temporelle et de sa vie sociale.

Module B : apprentissages, métacognitions et motivations
Responsable : Claudette Mariné

Le Module B se centre sur la formation d'adultes sous différentes modalités pédagogiques (en présentiel ou à distance, pédagogie traditionnelle ou usage de nouvelles technologies, ...). Le modèle de l'apprentissage autorégulé sous lequel sont menées ces recherches fournit un cadre d'analyse permettant (1) d'identifier les différentes phases ou activités requises par l'apprentissage ; (2) de repérer l'aide (ou le guidage) que procurent différents dispositifs pédagogiques à la réalisation de ces activités ; (3) de formuler des hypothèses sur le rôle des facteurs cognitifs, métacognitifs et motivationnels contribuant à la mise en oeuvre efficace de ces activités. À terme, cette analyse des interactions entre les ressources pédagogiques externes (2) et les ressources personnelles internes (3) doit permettre de fournir des recommandations pédagogiques contribuant à l'efficacité des apprentissages.

Module C : jugement et décision en situation complexe
Responsable : Etienne Mullet

Le Module C étudie la modélisation des processus de raisonnement, de jugement et de prise de décision en situation complexe, selon quatre axes complémentaires : approches formelles du jugement et de la décision humaine ; jugement et décision en situation médicale et dans d’autres secteurs professionnels ; perception des risques.

Module D : compatibilité entre système humain et système artificiel
Responsable : Jean-Marie Cellier

Le Module D étudie les questions de compatibilité entre l’homme et les systèmes artificiels selon quatre axes de recherche : les problèmes que pose le temps dans la réalisation de l'action planifiée ; la communication médiée et les problèmes liés à l’utilisation de différents supports ; les activités de traitement de la documentation écrite; la gestion des interférences entre tâches.

Équipements remarquables :
-
un centre de documentation en ergonomie et psychologie cognitive ;
- un système d'enregistrement des mouvements oculaires ;
-
un système d'assistance à l'analyse vidéo de données comportementales.

Principales relations internationales :
Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, Pays-Bas, Royaume-Uni...

Composition de l'équipe :
- Chercheurs CNRS : 1 directeur de recherche, 2 chargés de recherche ;
- Enseignants-chercheurs : 3 professeurs, 17 maîtres de conférences (dont 4 HDR), 2 directeurs d'études EPHE ;
- Enseignants-chercheurs associés : 3 ;
- ITA/ITARF: 2 ;
- post-doctorant : 3 ;
- doctorants : 16.

Formation doctorale :
École doctorale "Comportement, Langage, Éducation, Socialisation, Cognition" (CLESCO) :
- DEA Psychologie des processus cognitifs (Paris VIII, EPHE, UTM)
-
DEA Neurosciences, comportement, cognition (Université Paul Sabatier, UTM).